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l’Océan gronda de plus belle. Nous entamâmes une samba à deux voix et de ma bouche sortirent des rythmes oubliés aux accents familiers. Je recouvrai la mémoire de ma terre natale et je tremblai, et je pleurai, et mes pieds se mirent à danser et avec eux tout mon corps et toute mon âme aussi.
Sur la plage, le public reconnut l’artiste et vint encourager l’enfant du pays. Tout le monde dansa, chanta, pleura et s’aima pendant deux jours et deux nuits. Les pieds des danseurs frappèrent et balayèrent le sol si fort qu’ils chassèrent tout le sable et qu’il fut décidé d’y bâtir une place avec un grand A. Je m’endormis sur le sable et me réveillai sur un banc public. Giorgio me retrouva et nous reprîmes la tournée qui rencontra un joyeux succès. Je connus cette émotion-là : être un artiste reconnu dans mon propre pays, celui dans lequel j’étais né malgré moi. Je décidai alors de suivre l’intuition de mes pas. Je découvris de nouveaux pavés et manquai m’y tordre les pieds. Je traversai des rues que j’avais le sentiment d’avoir déjà parcourues. Je visitai les quartiers malfamés. Il aurait été impossible de m’y perdre. À l’ombre de chacun de mes pas se redessinait la géographie de mon pays.
À force d’avancer, je passai devant une maison qui me parut familière, un parfum me titilla et une haie de fleurs fuchsia me héla ; ma curiosité était à son comble face au petit portail en fer blanc. Je fus immédiatement frappé au ventre et au cœur tandis que mon regard balayait le perron. La maison semblait abandonnée. ………………………
Sur la plage, le public reconnut l’artiste et vint encourager l’enfant du pays. Tout le monde dansa, chanta, pleura et s’aima pendant deux jours et deux nuits. Les pieds des danseurs frappèrent et balayèrent le sol si fort qu’ils chassèrent tout le sable et qu’il fut décidé d’y bâtir une place avec un grand A. Je m’endormis sur le sable et me réveillai sur un banc public. Giorgio me retrouva et nous reprîmes la tournée qui rencontra un joyeux succès. Je connus cette émotion-là : être un artiste reconnu dans mon propre pays, celui dans lequel j’étais né malgré moi. Je décidai alors de suivre l’intuition de mes pas. Je découvris de nouveaux pavés et manquai m’y tordre les pieds. Je traversai des rues que j’avais le sentiment d’avoir déjà parcourues. Je visitai les quartiers malfamés. Il aurait été impossible de m’y perdre. À l’ombre de chacun de mes pas se redessinait la géographie de mon pays.
À force d’avancer, je passai devant une maison qui me parut familière, un parfum me titilla et une haie de fleurs fuchsia me héla ; ma curiosité était à son comble face au petit portail en fer blanc. Je fus immédiatement frappé au ventre et au cœur tandis que mon regard balayait le perron. La maison semblait abandonnée. ………………………
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