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chaud. Avant le spectacle, lors de ma marche quotidienne, près d’un lac derrière l’hôtel, je crus reconnaître le clapotis léger et le rocher de la photo. Alexandra ne vint pas voir le spectacle, je m’étais sûrement trompé. Je n’étais pas déçu, rien ne pouvait m’empêcher d’accomplir mon destin. Aucune réalité ne pourrait m’abstraire de l’état d’innocence créative dans lequel je m’étais plongé ces derniers mois. Je redoublais mes efforts au travail. Artiste établi, je jouissais d’un certain confort. Étais-je devenu une diva ? Je suivais la caravane. Chaque nouvelle escale demeurait une surprise pour mes sens. Je vivais au jour le jour sans me préoccuper du lendemain. J’étais tant centré sur ma personne, sur l’exploration de mon âme, sur la collection de mes sensations que je ne remarquai pas la fébrilité de Giorgio lorsque nous montâmes à bord de l’AF 7958.
Il faisait nuit, lorsque je posai, encore nimbé de nuages, le pied sur le tarmac, je sentis alors à quel point une terre pouvait être étrangère. Je ne ressentis rien. Pire, je fus immédiatement coupé de mes sens. Troublé, je suggérai d’annuler le spectacle du jour. Giorgio refusa. Ce soir-là fut mon premier bide. Giorgio me libéra du reste du programme et me montra un visage que je ne lui connaissais pas. Il m’ordonna le repos. Je n’avais pas sommeil. Je partis pour l’une de mes longues marches. À un moment, il y avait de l’eau. Je comparais mentalement avec le clapotis de la photo d'Alexandra qui ne me quittait pas, mais ce clapotis-là me sembla différent. Quand même, je sentis le parfum d’Alexandra, celui de ………………………
Il faisait nuit, lorsque je posai, encore nimbé de nuages, le pied sur le tarmac, je sentis alors à quel point une terre pouvait être étrangère. Je ne ressentis rien. Pire, je fus immédiatement coupé de mes sens. Troublé, je suggérai d’annuler le spectacle du jour. Giorgio refusa. Ce soir-là fut mon premier bide. Giorgio me libéra du reste du programme et me montra un visage que je ne lui connaissais pas. Il m’ordonna le repos. Je n’avais pas sommeil. Je partis pour l’une de mes longues marches. À un moment, il y avait de l’eau. Je comparais mentalement avec le clapotis de la photo d'Alexandra qui ne me quittait pas, mais ce clapotis-là me sembla différent. Quand même, je sentis le parfum d’Alexandra, celui de ………………………
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